Archives du mot-clé Rénovation urbaine

COMMUNIQUÉ ATTIÉKÉ DU 16 MARS 2017: « s’il y a expulsion, il y aura occupation(s)! »

Aujourd’hui, la procédure juridique est terminée, nous avons reçu le commandement de quitter les lieux : à partir du 1er avril, avec la fin de la trêve hivernale, nous serons expulsables. Ce sont donc 40 personnes qui seront mises à la rue sans procédure de relogement.

Depuis plusieurs mois, la mairie de Saint-Denis et la préfecture de Seine-Saint-Denis ont été interpellées, mais aucune proposition concrète et satisfaisante n’a été faite.
Depuis trois ans et demi, nous occupons le 31 boulevard Marcel Sembat à Saint-Denis (propriété de la Fédération française de triathlon), pour en faire un lieu d’habitation et de solidarité directe, de vie quotidienne et d’organisation politique.
Au fil des années, des centaines de personnes ont participé aux ateliers de français, aux permanences pour le logement et les papiers, à l’atelier vélo du dimanche, au centre de loisirs pour les enfants, à la permanence d’écrivain public, ainsi qu’aux nombreuses soirées qui ont marqué la vie de ce lieu.

NOUS EXIGEONS :
•    la régularisation et le relogement de tou.te.s les habitant.e.s et que le collectif soit reconnu et soutenu par la mairie
•    la réquisition d’un bâtiment équivalent sur Saint-Denis par la mairie ou la préfecture
•    la mise en place d’une enquête sociale préalable à l’expulsion, comme le veut la loi française
•    l’annulation de l’amende due au propriétaire et des frais judiciaires

S’il y a expulsion, il y aura occupation(s).

Soyez nombreux.ses à venir nous soutenir et à nous rejoindre !

Non à l’expulsion de l’Attiéké, centre social auto-organisé et habité !

CALENDRIER DE FIN MARS (détails à venir) :

Tous les dimanches à 18h30 : Assemblée ouverte du collectif

Mercredi 22 mars à 13h : Rassemblement de soutien à l’Attiéké devant la mairie

Vendredi 24 mars à 19h : Projection du film « L’Engrainage » (avec l’équipe du film) – une réalisation collective made in Villetaneuse

Samedi 25 mars à 19h : Concert de soutien en solidarité avec une famille expulsée

Vendredi 31 mars à 19h : Grande fête contre l’expulsion du centre social – FIN DE L’ATTIÉKÉ ? VIVA L’ATTIÉKÉ !

À partir du samedi 1er avril à 6h : Piquet anti-expulsion reconductible (c’est pas une blague)

contacts : 31marcelsembat@riseup.net / collectifattieke.wordpress.com / facebook : Centre Social Attiéké

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Communiqué Attiéké du 12/07/2016 : report au 24 octobre !

 

Le 7 juillet dernier au tribunal d’instance de St-Denis, le centre social auto-organisé et habité Attiéké (31 bld Marcel Sembat à St-Denis) a gagné un nouveau report au 24 octobre, dans la procédure qui l’oppose au propriétaire du bâtiment, la Fédération française de triathlon. L’occupation dure depuis octobre 2013.

Merci à celles et ceux venu.e.s en soutien, nous étions près d’une centaine.

Nous exigeons toujours la réquisition de l’Attiéké ou d’un bâtiment équivalent sur St-Denis par la mairie ou la préfecture, ainsi que le relogement et la régularisation des habitant.e.s.

Nous nous opposerons encore à la rénovation urbaine par le haut sur le dos des plus pauvres.

Nous pensons à toutes les personnes qui ont subi les incendies d’immeubles parfois meurtriers de ces dernières semaines à St-Denis, ainsi qu’à celles privées de logement depuis l’assaut du Raid du 18 novembre 2015.

Nous pensons aux occupant.e.s roms du terrain Coignet (à côté de la gare de St-Denis), expulsé.e.s et éparpillé.e.s le 6 juillet en début d’après-midi. A la place de ce bidonville vieux de deux ans devrait s’élever un immeuble de 10 000 mètres carrés de bureaux.

Face aux spéculateurs et promoteurs immobiliers, aux patrons du BTP, au Grand Paris, aux institutions complices, la lutte continue.

Le collectif de l’Attiéké

Lettre ouverte N°2 des habitants de l’Hôtel Étoile d’or

Les habitants sont menacés d’expulsion par le plan de rénovation du centre ville PNRQAD, le projet prévoit la démolition de l’hôtel ou ils habitent pour construire
des résidences étudiantes privées.
Les habitants revendiquent le droit d’être relogés sur place à Saint denis.
Le Centre social Attiéké est à leurs côtés.

Pour plus d’info, voici la lettre ouverte et les revendications de l’étoile d’or ci-desssous,
et un article qui explique la transformation du quartier ici :
[Dos au Mur ]Expulsions de commerces populaires et d’hôtels meublés
dans le quartier de la gare
:

 etoile

Nous sommes les habitants de l’hôtel étoile d’or
au 30 rue Ernest Renan à Saint Denis

On est tous là depuis longtemps, certains depuis 15 ans, certains depuis 8 ans,
d’autres depuis 3 ans. Vous ne pouvez pas nous mettre à la porte comme ça.

Il y a un an, la SOREQA ( une entreprise qui appartient à la mairie de Paris et la mairie de Saint Denis) a acheté l’immeuble à M.Belkacemi, l’ancien propriétaire. Ensuite on a plus eu des nouvelles de lui et maintenant c’est la Soreqa qui doit s’occuper
de gérer notre relogement.

On a beaucoup entendu parler de M.Belkacemi ces derniers temps car il a été condamné comme marchand de sommeil à 1 an ferme suite à une plainte de la mairie.
L’équipe municipale s’est félicitée de cette condamnation et à déclaré vouloir faire « une lutte sans répis contre les propriétaires malhonnêtes ». En tant qu’anciens locataires nous sommes les premières victimes des actes de Belkacemi, mais aujourd’hui nous sommes
menacés d’expulsion par la SOREQA, Que fait la mairie pour nous reloger ?

Dans « Saint-Denis le magazine» de cet hiver, nous apprenons par hasard que
la démolition de notre hôtel devrait commencer au mois de mai 2015 pour faire
des logements privés pour étudiants. Pourtant, nous n’avons toujours aucune promesse de relogement concrète à l’heure actuelle. Le temps presse.

Nous voulons le même discours et les mêmes droits pour tout le monde. Notamment en ce qui concerne les habitants sans-papier, on veut qu’ils soient relogés comme tous les autres. Même si certains n’ont pas de papiers, on n’est pas des animaux et on a le droit d’avoir un toit et un logement décent comme tout le monde.
Quand la Soreqa a acheté le bâtiment on était déjà là depuis longtemps.
La Soreqa ne peut pas arriver et nous jetter dehors.

ON NE VEUT PAS DE CAS PAR CAS, ON VEUT UNE SOLUTION GLOBALE,
ON RESTERA SOLIDAIRE TANT QUE TOUS LES HABITANTS NE SERONT PAS RELOGÉS !
CE QUE NOUS VOULONS :

– PAS D’EXPULSION SANS RELOGEMENT !
– UN RELOGEMENT SUR PLACE A SAINT DENIS !
– UN LOYER QUI CORRESPOND A NOS REVENUS
– PAS DE NUITS D’HOTEL MAIS UN LOGEMENT STABLE !
– RELOGEMENT POUR TOUS ! AVEC OU SANS PAPIERS,
SANS DISCRIMINATION !
– DES PAPIERS ET DU TRAVAIL POUR TOUS !

LE COLLECTIF DES HABITANTS ET DES HABITANTES DE L’ÉTOILE D’OR
AVEC LE SOUTIEN DU CENTRE SOCIAL AUTO-ORGANISE « L’ATTIÉKÉ »

Le tract mis en page ici :

etoile d or lettre 2

NON A L’EXPULSION DU 27ter RUE CRISTINO GARCIA !

P.A.S. D’.E.N.F.A.N.T.S. A. L.A. R.U.E.

Pas d’expulsion sans relogement stable et digne dans le quartier!

Ce matin devant le 27ter rue Cristino Garcia:

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Communiqué du collectif  PAS D’ENFANTS A LA RUE

"Hier matin, lundi 13 avril, à 5h30, nous étions une cinquantaine pour faire barrage à l'expulsion programmée par la préfecture dès ce matin d'une famille de 4 enfants dont 2 sont scolarisés en petite section de maternelle et en CM2 à Doisneau-Casarès.

Cette famille occupe ce logement depuis 4 ans. Ces années ont permis aux enfants de retrouver une certaine stabilité, des relations sociales, de se faire une place dans le quartier et de poursuivre leur scolarité. Toute cette vie construite durant ces dernières années risque d'être balayée par leur expulsion, avec les conséquences que cela implique pour les enfants.


Nous demandons l'annulation immédiate de l'arrêté d’expulsion et une enquête sociale pour que la famille, éligible au DALO depuis 1 an, soit relogée dans un logement pérenne et décent, à proximité de l'école.


La famille a besoin de soutien pour empêcher l’expulsion tant qu’une solution de relogement pérenne à proximité de l’école n’a pas été trouvée. N’hésitez pas à passer au 27 rue Cristino Garcia, il y a souvent du monde devant. Venez partager le café tous les matins à 5h30. C'est un petit effort pour nous, les voisin-e-s, mais ça peut beaucoup aider la famille."