Archives mensuelles : décembre 2016

Refus de la trêve hivernale pour l’Attiéké: tristesse, colère et détermination !

La décision de la juge Capdevielle  (du TI de Saint Denis) est tombée aujourd’hui: refus de la trêve hivernale pour l’Attiéké! Mettre volontairement 40 personnes à la rue en plein hiver (quand la trêve pouvait être donnée sans problème) et mettre fin sans délais à plus de trois ans d’activités et de luttes du centre social, voilà une journée de travail bien remplie pour madame la juge!

On sait pas encore à partir de quand l’Attiéké sera expulsable (pas clair, plus d’infos bientôt) mais c ‘est pour bientôt!

Venez nombreu-ses-x  nous soutenir et  montrer la force de l’Attiéké pour espérer une expulsion le plus tard possible et exiger le relogement de tout-es les habitant-es!!

           Grand rassemblement ce mercredi à 18h                    place Jean Jaurès (coté mairie), soupe, musique, banderole et mégaphone !

 

https://www.facebook.com/events/1145248015592216/

 

 

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Le collectif du 168 trouve refuge dans la salle paroissiale rue Clovis Hugues: communiqué de la lutte et appel à don!

Hier un accueil provisoire (quelques nuits) a été offert par la Paroisse Sainte-Jeanne d’Arc de la Mutualité..  Depuis ce nouveau refuge temporaire le collectif continue sa lutte pour le droit au relogement et à la régularisation !!! En bas de page lire le communiqué!!

Le collectif ayant perdu presque tout pendant la dernière expulsion a besoin de:

  • matelas
  • tapis de sol
  • couverture
  • vêtements dont chaussettes
  • produits d’hygiènes..

vous pouvez amener vos dons au : 19 Rue Clovis Hugues, Saint-Denis (salle paroissiale juste derrière l’église)

Communiqué des habitants expulsés du 168 avenue du président Wilson à la Plaine Saint-Denis depuis le 25 août 2016 et expulsés de la rue ce vendredi 16 décembre 2016:
Indignés, nous nous élevons contre les situations que nous fait subir la préfecture et contre les propos mensongers de Monsieur le Préfet qui n’a pas respecté nos droits élémentaires :
·         Nous avons été expulsés fin août sans que les procédures soient respectées : pas d’enquête sociale préalable, des femmes, des enfants, des personnes vulnérables, mis à la rue sans aucun accompagnement.
·         Nos affaires personnelles et nos papiers murés, sans que nous ayons les moyens de les récupérer. Sans compter qu’un incendie, survenu après notre expulsion, a détruit une grande partie de nos biens.
·         Non content de démanteler notre campement refuge, le préfet interpellé sur notre situation a affirmé effrontément que 40 familles auraient été accueillies par le 115. C’est totalement faux ! Nous sommes toutes et tous à la rue à la merci des dangers du froid, des arrestations…
·         Nous nous sommes présentés vendredi soir au gymnase Mandela réquisitionné par la préfecture pour les réfugiés où il y a de la place. La préfecture nous en a refusé l’accès, nous refusant tout hébergement! C’est dans une salle paroissiale que nous avons finalement passé la nuit.
Nous exigeons une mise à l’abri immédiate !
Il n’est pas vrai que nous n’avons aucun droit. La France garantit le droit à l’hébergement pour tous.
Vendredi 16 décembre 2016
avebue-wilson

 

 

Le collectif du 168 expulsé pour la deuxième fois!

Hier Préfecture et Mairie de Saint-Denis sont tombées à nouveau d’accord: une fois que les autorités vous ont mis à la rue, vous devez disparaitre sans rien demander de plus!

Ici le récit d’un témoin et soutien (RSL) lors de l’expulsion du campement hier:

 »

La police est intervenue ce matin sur les campements de la Plaine, réfigiés et habitants du 168 vers 9h30. Ceux du 168, prévenus, avaient pour l’essentiel quitter les tentes. Seuls 3 d’entre eux ont été contrôlés et ont eu une OQTF.

Les policiers ont dévasté le campements, retournant les tentes, coupant les cordes du barnum. Puis ils sont allés au campement des réfugiés. Ils les ont tous nassés puis embarqués dans les cars qui avaient été amenés. 4 gymnases ont été réquisitionnés par la préfecture, Mandela à Saint-Denis, 2 à Paris et un à Pantin pour les réfugiés qui vont pouvoir être hébergés quelques jours le temps pour les services de l’Etat de faire le tri.
Le préfet présent sur les lieux a renvoyé les familles vers le 115 (il parle d’une quarantaine…). Après vérification il n’y a eu aucune proposition faite d’un hébergement par le 115 à qui que ce soit du 168. Ces derniers ont une nouvelle fois perdu des affaires, et se retrouvent sans solution pour ce soir.
Une demande a été faite à la mairie de l’ouverture d’un lieu, tel un gymnase, le temps que les habitants fassent le point. (les vacances commencent ce soir…).  Pas de réponse pour le moment. La ville s’est engagé à récupérer les affaires abandonnées par les habitants et les mettre en lieu sur pour qu’ils puissent les récupérer ultérieurement.
Toute la matinée les habitants du 168, qui ont eu une OQTF, ont été reçus par les permanents juridiques au Secours Catholique pour faire les recours. Il avait été demandé à la ville une domiciliation collective indispensable pour la procédure. Elle s’y est refusée, ne proposant que des domiciliations au cas par cas avec des critères à respecter prouvant la présence de chacun sur la ville. »

 

avebue-wilson

 

 

 

 

Mercredi 21 décembre à18h: rassemblement hivernal et soupe de lutte façon Attiéké!!

Centre social Attiéké : Noël sera chaud !

Rassemblement de solidarité mercredi 21 décembre, à 18h place Jean Jaurès à Saint-Denis (à proximité de la Mairie)

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Lundi 19 décembre, le tribunal d’instance de Saint-Denis rendra son verdict sur l’avenir du centre social auto-organisé et habité Attiéké (31, bld Marcel Sembat).
Aurons-nous la trêve hivernale ? Combien de temps nous accordera la juge avant l’expulsion ?
Face aux problèmes de logement et à l’isolement, nous occupons le 31 bld Marcel Sembat à St-Denis depuis octobre 2013. Pour en faire un lieu d’habitation et de solidarité directe, de vie quotidienne et d’organisation politique, ouvert sur la ville et indépendant des institutions et des partis. Nous sommes avec ou sans papiers, avec ou sans boulot. Nous essayons de résister et d’avancer ensemble.
Le 28 novembre dernier, le propriétaire du bâtiment, la Fédération française de triathlon, a demandé au tribunal que la trêve hivernale ne soit pas respectée. Pourtant 40 personnes habitent là, sans autre solution.
Nous exigeons toujours la réquisition d’un bâtiment vide équivalent sur St-Denis par la mairie ou la préfecture, ainsi que le relogement et la régularisation des habitant.es et de tous les sans-papiers.
Rassemblement de solidarité mercredi 21 décembre, à 18h place Jean Jaurès à Saint-Denis (à proximité de la Mairie, métro 13 Basilique) (quel que soit le résultat du 19)Soupe, musique (amenez vos instruments), prises de parole…
Rejoignez-nous !
Le collectif de l’Attiéké

contacts : 31marcelsembat@riseup.net / collectifattieke.wordpress.com