Archives mensuelles : mars 2015

Victoire du collectif Pas d’enfant à la rue de St-Denis ! Après 4 mois de lutte !

 

A la rue, la famille de l’école la Roseraie a enfin un toit décent sur la tête, à Saint-Denis ! La lutte et la solidarité paient !

Le collectif Pas d’enfant à la rue participera au rassemblement samedi 28 mars à 13h30, contre la fin de la trêve à St-Denis, à l’appel du centre Attiéké.

Le collectif « Pas d’enfant à la rue » qui réunit des parents, certains mal-logés, des instits, des militant-e-s- pour le logement, vient de connaître sa première victoire !

Victoire ! après quatre mois de lutte aux côté d’une famille de deux enfants, l’un scolarisé en grande section, le deuxième encore en poussette. Ils se sont retrouvés à la rue et, par la suite, ont été baladés par le 115, d’hôtels plus loin les uns que les autres, plus insalubres les uns que les autres.

Victoire ! après avoir interpellé les élus, l’Etat, pour les familles mal-logés, pour qu’il y ait des mesures d’urgences dès qu’une famille se retrouve à la rue,

Victoire ! après avoir organisé des rassemblements, des diffusions de tracts au marché,

Victoire ! Après avoir rencontré le préfet à l’égalité des chance de Seine St Denis, le maire de St Denis

Victoire ! après avoir lancé une pétition signée par des centaines de dionisyen-ne-s en soutien à la famille mal-logée et pour toutes les autres familles,

Victoire ! après avoir occupé de nuit l’école de la Roseraie avec le soutien des familles de l’école, c’était le 18 décembre,

Victoire ! après que le collectif ait été expulsé de l’école occupée, à 2h du matin en plein hiver, par la police.

Victoire ! après avoir organisé des tournées d’appel à témoins devant les écoles, diffusé des centaines de tracts, et commencé à élargir le collectif Pas d’enfant à la rue à toutes les écoles !

Victoire ! après qu’à Lyon, Villeurbanne l’occupation des écoles ait permis le relogement d’une trentaine de famille à la rue !

Cette victoire pour la famille en appelle d’autres pour les familles mal-logés de St denis et d’ailleurs. Ensemble tou-te-s concernés par les problèmes de logement, et tou-te-s ensemble on peut gagner. Aujourd’hui et demain nous CONTINUE(R)ONS de crier : pas d’enfants à la rue !

Nous appelons tou-te-s les parents des écoles , tou-te-s les instits et tou-te-s les habitant-e-s de St Denis à rejoindre notre combat !
le Collectif Pas d’enfant à la rue

pasdenfantalarue@gmail.com
FB : pasdenfantalarue

Publicités

Non aux expulsions de logements ! Vive la réquisition ! Appel de l’Attiéké

Bientôt la fin de la trêve d’hiver : Ensemble, rassemblement devant la mairie de St Denis le samedi 28 mars 13h30 (Métro basilique, RER D garde de St-Denis, Tram1 arrêt Basilique). Départ commun pour aller à la manifestation parisienne, à 15h Place de la République pour un cortège pour la réquisition.
JPEG - 46.8 ko
Le centre social Attiéké

Non aux expulsions ! Non à l’expulsion du centre social auto organisé Attiéké

Vive la réquisition des logements vides ! vive la solidarité entre locataires et squatteur-euses !
Un an et demi de lutte au centre social Attiéké. Un an et demi de victoire et de solidarité : pour le logement, pour les papiers, pour l’entraide et la formation de tou-te-s.

Pour celles et ceux qui ne le connaissent pas encore, le centre social auto-organisé l’Attiéké est un ancien bâtiment de la Caisse d’assurance maladie qui a été réquisitionné par des mal-logés et des militant-e-s pour le logement. Cela a fait suite à plusieurs mois de lutte contre l’expulsion de deux immeubles (50 et 103 rue Gabriel Peri) à St Denis, mettant une centaine de personne à la rue. La réquisition d’un lieu était une nécessité et une réponse directe à ces expulsions. Ces expulsions étaient elles, la conséquence directes des programmes de rénovation urbaine (PNRQAD)qui, plutôt que de servir aux mal-logé-e-s, transforment la ville en virant toutes les classes populaires du centre et des villes proches de Paris. Face à cela, le mouvement des réquisitions est une solution pour tous les habitant-e-s de la ville, car cela augmente le rapport de force face à la menace d’expulsion, parce que cela donne un toit aux personnes à la rue. Parce que si le mouvement est fort, cela fait pression sur ceux qui louent les appartements et ceux qui gardent vides leurs immeubles.Cela permet de gagner la baisse des loyers. Cela permet de résister à la chasse aux pauvres.

Depuis un an et demi, une cinquantaine de personnes ont trouvé un toit grâce au centre social Attiéké.

Depuis un an et demi, nous nous battons pour que ce lieu soit réquisitionné, que tout le monde ait des papiers.

Depuis un an et demi, les élus nous ignorent alors que nous demandons la réquisition de ce bâtiment ou d’un autre pour les habitant-e-s. La mairie a même été jusqu’à nous envoyer des personnes sans solutions de logement. Le maire soutien coûte que coûte le propriétaire de l’immeuble qui est la fédération française de triathlon, et se place du côté de la préfecture dans l’attente de notre expulsion.

Depuis un an et demi la résistance et la solidarité s’organisent au Centre social Attiéké : par les permanences pour le logement, les permanences pour les sans-papiers, les permanences d’écrivain public, l’atelier d’autoréparation de vélos, et les ateliers de français.

Cela a permis

  • une cinquantaine de personnes ont pu se défendre avec la permanence logement (contre l’insalubrité, contre la menace d’expulsion de leur appartement face à des propriétaires crapuleux, pour obtenir un HLM, la domiciliation, etc..)
  • plusieurs personnes ont été relogées avec la permanence logement ou sont en cours de relogement (plusieurs femmes et hommes, un collectif d’habitant-e-s expulsés, un mineur isolé etc…)
  • le soutien à la lutte « pas d’enfant à la rue » et de gagner le relogement de la famille de l’école la Roseraie, qui était à la rue.
  • la réparation d’au moins 120 vélos dans les ateliers d’auto-réparation de vélos, gratuits et populaires
  • plusieurs centaines d’assiettes ont été partagées lors des cantines populaires.
  • une trentaine de personnes s’organisent et trouvent du soutien pour obtenir des papiers.
  • près de 70 personnes se forment pour être autonome en français, pour le lire ou le parler dans les ateliers de français.
  • une trentaine de personnes ont pu écrire leur courriers importants dans la permanence d’écrivain
  • des centaines de personnes ont échangé et se sont formées dans les débats et projections : sur les violences faites aux femmes et contre le sexisme, contre le racisme et le colonialisme, sur la solidarité internationale, sur le droit du travail, contre la rénovation urbaine qui expulse, contre les violences policières.
  • tous les mercredi, un centre de loisir gratuit est organisé, des centaine de crêpes ont été partagées !

Le centre social Attiéké est un lieu indépendant des pouvoirs. il est un lieu de résistance et a besoin du soutien de tou-te-s !
Le centre social Attiéké fait vivre la solidarité sur St-Denis, et montre que la lutte paie, et que c’est l’union qui fait la force !

SOIREE DE SOUTIEN AU COLLECTIF « VÉRITÉ ET JUSTICE POUR ALI ZIRI » Samedi 14 mars 2015 à partir de 18h à l’Attieké

« Qui a tué Ali Ziri ? »

SOIREE DE SOUTIEN AU COLLECTIF « VÉRITÉ ET JUSTICE POUR ALI ZIRI »

Samedi 14 mars 2015 à partir de 18h à l’Attieké

– 18h30 : Projection d’un extrait du film « Qui a tué Ali Ziri ? » /
Discussion avec le collectif Vérité et justice pour Ali Ziri
– 20h30 : concert : Première Ligne / Sitou Koudadje / Dino

Affiche Ali ZIRI

Double verdict :
Non-lieu après la mort d’Ali Ziri et censure financière du film Qui a tué Ali Ziri ?

Le 11 juin 2009, Areski Kerfali, 61 ans et Ali Ziri, 69 ans sont interpellés par la police nationale d’Argenteuil, lors d’un contrôle routier. Ali Ziri quitte le commissariat dans le coma et décède à l’hôpital deux jours plus tard. L’explication donnée par la police et le procureur est : « décès suite à une malformation cardiaque ». Deux semaines après les faits, le juge d’instruction classe l’affaire sans suite. Un collectif d’habitants d’Argenteuil, Vérité et justice pour Ali Ziri se mobilise pour exiger une contre-expertise. L’autopsie révèle alors 27 hématomes et la mort par asphyxie suite à l’utilisation d’une technique d’immobilisation interdite depuis 2003.

Durant cinq années, le cinéaste Luc Decaster a filmé le combat de tous ceux qui refusent le procès bâclé, après cette mort que certains considèrent comme un lynchage. Ce film n’a bénéficié d’aucune aide et a été tourné et monté sans argent. Pour le finaliser, une campagne de soutien, dans laquelle s’inscrit cette soirée, a été lancée.

Venez soutenir ce film et la lutte du collectif vérité et justice pour Ali Ziri.